Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    Appel urgent (Janvier 2017) - PHILIPPINES
Intention de prière

"Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ne le savez-vous pas ?...

...Encore un peu, très peu de temps,...
Les sourds ... entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal et sans raison déboutent l’innocent."

( d’après Isaïe 29, 17-21)

Appels à intervention
La lettre de l’ACAT -actualités, action et prière janvier 2021-
La lettre de l’ACAT -actualités, actions décembre 2020-

Bonjour ami(e) de l’ACAT,

Aujourd’hui, nous, chrétiens, fêtons avec le reste du monde, la journée internationale des droits humains, dans une année vraiment pas comme les autres, en plein cœur du temps sacré de l’Avent.

Notre lettre mensuelle comporte deux (r)appels à la mobilisation, deux grandes campagnes pour célébrer ce jour et qui vont accompagner notre Avent.

L’une, préparée par un groupe de dames de l’ACAT, concerne des défenseurs de l’environnement persécutés au Brésil. « Flamme d’espoir pour le futur de notre monde et de ses enfants », elle consiste en une pétition que nous vous demandons de faire circuler et de renvoyer au président Jair Bolsonaro. Et ce, quand bien même elle porterait une unique signature. Enfin, une partie du livret de campagne est consacrée à la prière, de sorte que vous pouvez vous y référer chaque fois que vous en éprouvez le désir.

La seconde action, lancée par la FIACAT, une récolte de fonds pour les prisonniers confinés d’Afrique, s’inscrit dans le travail de longue haleine de notre organisation faîtière, et qui porte de remarquables fruits, sur la détention préventive abusive en Afrique.

Nous vous demandons aussi de vous approprier la lettre (Appel urgent européen commun aux ACAT) pour les chrétiens du Haut-Karabagh, victimes de l’arbitraire et de la violence aveugles des armes déployées lors du tout récent conflit du Caucase. Par ailleurs, en ce jour anniversaire de notre Lettre du 10 décembre 2019, nous n’avons pu nous empêcher d’aborder la situation de trop de défenseurs arbitrairement emprisonnés en Égypte [Considérez l’appel portant sur l’Égypte comme entièrement facultatif ; idem pour celui sur l’Azerbaïdjan. Nous ne saurions faire ombrage à la campagne visant le Brésil].

Faites ce que vous pouvez, prenez les interventions et campagnes comme des propositions, des amorces de votre action de chrétiens dans le monde.

Notre ACAT Info, touffu et riche, est sur le point de paraître, avec, notamment un compte-rendu de notre soirée-débat du 8 décembre, « Regards croisés sur la situation des détenu·e·s en période de pandémie Covid 19 ». Aussi je n’en dis pas plus et m’arrêterai là.

Je vous souhaite à tous un vrai Noël, avec cette année, le silence plutôt que les remix horripilants, et la chaleur de vos très proches et celle de Sa Main, plutôt que la foule des grands magasins.

Au creux du silence est Dieu.

Dans le silence sont les prisonniers, les opprimés, et nos morts, ressuscités.

A bientôt, portez-vous bien,

Votre dévouée,
Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT -actualités, action novembre 2020

Bien chers adhérents,

La date de notre AG reste fixée le 6 novembre à 17h. Comme vous le savez, la situation actuelle ne nous permettra pas de nous retrouver comme nous l’avions prévu. celle-ci se tiendra en effet via webex, c’est à dire online, et uniquement en présence du président, Luc Detavernier, de son épouse, Pasteur Isabelle Detavernier et de Michael Bougard notre trésorier, ainsi qu’un membre de l’ACAT, extérieur au conseil d’administration.

Webex offre heureusement la possibilité de prendre part aux débats et de voter en donnant procuration aux administrateurs présents.
Le lien et le protocole de participation à l’AG (comme si vous y étiez, mais sans vous déplacer) vous seront adressés ces jours prochains.

Ensemble, restons plus que jamais aux aguets des maux qui frappent la terre, et à l’écoute du monde qui semble (ce matin) sombrer.
En attendant de vous retrouver, nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne santé.

Cordialement

Cécile Auriol, pour le conseil d’administration de l’ACAT

Octobre 2020 : Vietnam, Arabie Saoudite et Espagne + Belarus

BONJOUR chers adhérents et amis,

En cette période extrêmement difficile, nous espérons que vous demeurez pleins de courage et d’espérance. Voici nos appels urgents mensuels....

Appel urgent (Janvier 2017) - CHILI

« Procès vicié » et préventive prolongée

Appel urgent (Janvier 2017) - PHILIPPINES

« Donnez-moi la peine de mort et je l’appliquerai chaque jour à cinq ou six criminels » déclarait Rodrigo Duterte en décembre. Après avoir enterré l’État de droit, il veut rétablir la peine capitale dans un pays qui l’a abolie en 2006.

« Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte. »
Jc 5, 8

Word - 19.5 ko

Intervenir avant le 12/02/2017

A partir du 16 janvier, le parlement se réunit pour voter, en procédure très accélérée, l’adoption d’un projet de loi rétablissant la peine capitale. Un projet de loi est normalement toujours précédé d’un rapport qui analyse l’impact de la mesure législative. Des auditions par les parlementaires sont habituellement menées avec les parties impliquées. Pourtant, face à une question aussi grave, aucun rapport n’a été présenté. Les questions des parlementaires, qui s’inquiètent de la rapidité de la procédure sur un sujet capital, sont écartées, tout comme les avis des experts et de la société civile. Jusqu’ici les Philippines étaient un modèle en Asie en ce qui concerne l’abolition de la peine de mort et devenaient le premier pays de la région à ratifier le second protocole du Pacte relatif aux droits civils et politiques qui impose de renoncer définitivement à l’application de la peine de mort.

Rodrigo Duterte, fossoyeur des droits

Depuis son accession à la présidence des Philippines en juin dernier, Rodrigo Duterte a enterré l’État de droit et les libertés fondamentales. Avant même sa prestation de serment, il s’était engagé à ce que 100 000 criminels soient éliminés au cours de ses six premiers mois de mandat. Sa lutte antidrogue a fait plus de 6000 morts en six mois. Il a déclaré que les droits de l’homme et l’application de la loi n’avaient rien à faire dans la guerre contre la drogue. Par ailleurs ses discours sont émaillés de références douteuses. Un jour il se compare à l’ancien dictateur ougandais Idi Amine Dada, dont le régime marqué par une répression aveugle a causé la mort de 300 000 à 500 000 Ougandais. Un autre jour il déclare « Hitler a massacré trois millions de juifs. Bon, il y a trois millions de drogués aux Philippines. Je serais heureux de les massacrer ». Allant au-delà de la loi martiale, il a décrété en septembre « l’État de non-droit »dans l’ensemble du pays. Cet « État de non-droit » prévoit le renforcement des prérogatives de l’armée, dont la possibilité d’effectuer des patrouilles en zone urbaine, de mener des perquisitions, d’imposer des couvre-feux ou encore d’établir des points de contrôle.
Le mode d’exécution privilégié ? La pendaison, afin d’éviter de « gaspiller des munitions ». Le président Duterte parle aujourd’hui d’établir un « quota de pendaison » ! Coutumier d’insultes et de déclarations publiques fracassantes, il ne cesse d’encourager les exécutions sommaires, par les policiers mais aussi par les citoyens, octroyant un permis de tuer général, qui va bien au-delà des personnes liées au trafic de drogue.

Chasse aux défenseurs des droits humains

Par ses diatribes, le président crée un climat de peur et incite à la haine. Ses dernières victimes : les défenseurs des droits de l’homme. En juillet, il conseillait déjà aux Philippins de se détourner d’eux. « Si vous ne voulez pas mourir ou être blessé, ne vous en remettez pas aux prêtres et aux associations de défense des droits de l’homme. Ils ne peuvent pas arrêter la mort. » Dans un discours public fin novembre, il a menacé de mort les défenseurs des droits humains : "Les ONG disent que je tue. Si je dis ‘Ok, j’arrête’, les toxicomanes vont se multiplier. Quand viendra le temps de lutter à nouveau, il y aura encore plus de (toxicomanes) à tuer. Je vous inclurai parmi eux parce que vous les avez laissés se multiplier".
L’Église catholique philippine, qui a milité pour l’abolition de la peine de mort, est vent debout contre son rétablissement et enjoint au gouvernement de réformer plutôt son système judiciaire et policier gangrené par la corruption et l’inefficacité. Le pays, qui viole ses obligations internationales, est en train de basculer dans une période très sombre. Il est urgent d’agir !

http://www.acatfrance.fr/action/retablissement-de-la-peine-de-mort - Pétition-
https://www.hrw.org/world-report/2016/country-chapters/philippines - Rapport à consulter-

Les Philippines ont ratifié la Convention contre la torture de l’ONU et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP)

  Imprimer

Portfolio

Documents joints

1 Message

  • Appel urgent (Janvier 2017) - PHILIPPINES Le 16 janvier 2017 à 10:27, par Nicolas

    Les deux e-adresses du président des Philippines R. Duterte avaient été testées juste avant l’envoi des Appels le 11 janvier. Cependant le message d’erreur afférent ne nous est parvenu que bien plus tard.

    Aussi je vous conseille d’adresser nos appels par la bonne vieille voie postale ou bien d’utiliser le mail suivant
    pace_op@malacanang.gov.ph
    qui dirige sur le Presidential Action Center (PACE), lequel centralise requêtes et doléances auprès de la présidence.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article